chien empathie

 

Des recherches antérieures ont montré que lorsque les humains pleurent, leurs chiens ressentent la même détresse. Aujourd’hui, une nouvelle étude conclut que les chiens non seulement ressentent votre détresse, mais essaient aussi de faire quelque chose pour aider.

Les résultats, publiés cette semaine dans la revue Learning and Behaviour, devraient « parler » à beaucoup de propriétaires de chiens. Pour cette étude, les chercheurs ont analysé les comportements de 34 chiens de diverses races et tailles, accompagnés de leurs propriétaires.

Ces derniers ont été invités à s’asseoir derrière une porte vitrée, derrière laquelle les chiens pouvaient les voir et les entendre. On a ensuite demandé à la moitié des propriétaires d’appeler à l’aide, en simulant une situation de détresse toutes les 15 secondes. D’autre part, l’autre moitié se contentait de chantonner d’une voix joyeuse. Les chercheurs ont alors filmé la façon dont les chiens se comportaient en fonction des deux scénarios, et mesuré leurs fréquences cardiaques.

Les chiens pouvaient rejoindre leurs propriétaires : la porte étant fermée par trois petits aimants, il suffisait donc pour l’ouvrir que les chiens la touchent légèrement, avec leurs pattes ou leur museau. Les chercheurs ont constaté que ceux-ci n’ouvraient pas la porte plus souvent lorsque leurs propriétaires pleuraient que lorsqu’ils chantonnaient. « Les chiens veulent être avec leurs propriétaires », quoi qu’il arrive, explique Julia Meyers-Manor, professeure adjointe de psychologie et co-auteure de l’étude. En revanche, les chiens qui ont ouvert la porte l’ont fait environ 40 secondes plus vite lorsque leurs propriétaires pleuraient.

En outre, en comparant les comportements des chiens qui réagissaient aux pleurs de leurs propriétaires, les chercheurs ont constaté que ceux qui poussaient la porte montraient moins de stress que ceux qui ne la franchissaient pas. « Il semble que les chiens [qui n’ont pas franchi la porte] soient de plus en plus stressés par les pleurs, ils deviennent alors paralysés et ne peuvent rien faire », poursuit la chercheuse, qui note au passage que certains chiens sont tout de même restés indifférents aux cris de leurs propriétaires.

Les chercheurs ont également constaté une certaine variabilité dans la fréquence cardiaque des chiens stressés, mais ces données sont difficiles à interpréter, « car vous avez généralement besoin de 2 minutes de données pour avoir une bonne lecture », poursuit la chercheuse. Dans certains cas, les chercheurs n’ont attendu qu’une vingtaine de secondes avant que les chiens n’ouvrent la porte. Une autre limite de l’étude pourrait être les capacités variables des humains -qui seraient alors mauvais acteurs –  à simuler une situation de détresse.

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