Depuis le 19ème siècle, l’aire de répartition du tigre a fortement régressé. En 2009, les tigres de Sumatra ont été classés « en danger d’extinction » par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN). Afin de protéger cette espèce, le gouvernement indonésien s’est engagé en 2010, aux côtés de douze autres pays d’Asie accueillant des tigres sur leur territoire, à respecter le « Programme Mondial de Restauration du Tigre ». Celui-ci engage ces pays à doubler le nombre d’individus d’ici 2022. 

Outre la protection de l’espèce, protéger les tigres d’Asie signifie beaucoup pour l’environnement, l’économie et la biodiversité. 

D’abord, protéger les tigres d’Asie permettrait de préserver un espace abritant neuf grands bassins fluviaux qui fournissent de l’eau douce à 830 millions de personnes. C’est aussi un moyen de protéger 22 millions d’hectares cruciaux pour la biodiversité mondiale, dans lesquels vivent des orangs-outans, des rhinocéros, ou encore des éléphants.

De plus, les forêts abritant les tigres de l’Amour stockent 130 000 tonnes de carbone par an, ce qui équivaut aux émissions de 25 000 voitures sur la même période. Protéger les tigres reviendrait donc à protéger ces espaces qui stockent du carbone en quantités massives.

Pour des raisons économiques, les tigres représentent une source de revenus importante pour des pays, pour la plupart en difficulté. C’est le cas de l’Inde par exemple, où une tigresse de la réserve Ranthambore a rapporté à elle-seule 103 millions de dollars pendant les 10 premières années de sa vie. Enfin, les tigres sont une icône religieuse et culturelle. La réserve de tigres de Periyar accueille 10 millions de dévots par an, l’un des plus grands pèlerinages au monde.

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