Chat et mal des transports : comment lui rendre le voyage agréable ?

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mal des transports

Nouvel environnement, temporaire ou définitif si vous déménagez, et le chat perd ses repères. Ce qu’il n’apprécie que fort peu. Pour le voyage et l’arrivée, prenez les précautions qui s’imposent pour lui rendre les choses moins difficiles…

Vous l’emmenez avec vous

Dans tous les cas, changer un matou de lieu de vie est une expérience stressante pour lui. Il lui faut affronter le voyage, peu agréable, et l’installation dans un endroit dont il ne connaît rien.

Or les chats sont des animaux très attachés à leurs habitudes. Bien que libres, ils n’aiment pas particulièrement le changement imposé. Comment lui rendre ce voyage plus doux ?

Vous le verrez réagir au moment même où vous faites les valises. Il sait qu’un événement inhabituel va arriver. Il va tourner autour des valises, miauler plus de d’habitude et se montrer nerveux. Efforcez-vous de le rassurer.

Quel que soit le mode de transport, votre chat va voyager dans un panier, une caisse ou un sac.

Voiture la sécurité et Le confort

Faire voyager son chat dans la voiture sans le mettre dans un panier est extrêmement dangereux. Pour vous d’abord : s’il panique, il peut sauter sur vos épaules, se réfugier sous les pédales et provoquer blessures ou accident.

Pour lui aussi : en cas d’accident, vous êtes attachés, pas lui. Les chocs peuvent être violents pour lui. Si vous pouvez fixer le panier avec une ceinture ou le bloquer entre les bagages de manière à ce qu’il ne puisse bouger, vous garantissez à l’animal de moindres dommages en cas d’accidents. Pensez-y

Posez-donc le panier ou le sac deux jours avant de partir dans la maison pour qu’il se familiarise avec cet objet nouveau. C’est une première étape de découverte qui minimisera son angoisse, à l’heure de fermer son panier pour plusieurs heures. Placez dans celui-ci un ou des objets familiers pour lui.

Avant de partir, rassurez-le, parlez-lui, caressez-le. Pendant le transport, arrêtez-vous pour lui donner à boire et le réconforter. Ne le laissez pas sortir ! Il pourrait se jeter hors de la voiture et s’enfuir.

Mieux vaut être vigilant e s’il doit faire ses besoins, il va falloir le tenir en laisse, chose dont les chats ont peu l’habitude.

Courts séjours faites-le garder !

Pour des déplacements relativement courts (une semaine ou moins), on recommande généralement de laisser son chat derrière soi, tranquillement chez lui. Le stress de votre absence ne sera pas aussi important que le changement que vous lui imposez si vous l’emmenez A moins de ne pas avoir le choix ou d’avoir un chat très habitué auquel cela ne pose pas de problème. Certains chats, en outre, très attachés à leur maître, refuseront de se nourrir en leur absence, En ce cas, il vaut mieux les emmener avec soi, même pour deux jours.mal des transports chez le chat

Mal des transports : les chats aussi !

Comme chez les humains, les animaux sont victimes du mal des transports. La diète suffit parfois à venir à bout de ces malaises. Ne lui donnez rien à manger et peu à boire 24 heures avant le départ. Si la diète n’est pas suffisante, on doit donc leur donner un traitement médicamenteux.

« Le vétérinaire ou le pharmacien vous délivrera un médicament pour lui permettre d’effectuer son voyage sans dégâts. Dans le cas où vous auriez souscrit une assurance animaux, tous ces frais seront alors remboursés par la mutuelle » explique le site Lapapatte. Vous pouvez aussi découvrir sur cet article les autres bonnes raisons pour souscrire une assurance animaux.

L’arrivée à destination : quelques règles à observer

Pendant au moins deux jours, ne laissez pas sortir le chat. Le stress du voyage, les environs qu’il ne connaît pas sont autant de dangers. Si c’est un mâle, il risque de vouloir marquer les lieux à son arrivée. Vous ne pourrez guère l’en empêcher, cela le rassure. Mais limitez les dégâts en fermant les pièces comme les chambres par exemple. Continuez à lui parler et à lui prodiguer beaucoup d’attentions.

Donnez-lui à manger dans un endroit précis qui devra rester le même. Il va inspecter lentement et noter ses nouveaux lieux d’hygiène, de repos ou de repas.

Au bout de deux jours, vous pouvez commencer à le laisser sortir… sous surveillance. Il va se faire peu à peu à son nouvel environnement.

Départ pour L’étranger

La législation sur l’entrée d’un animal dans un pays est différente et parfois très stricte. Les conditions et les coûts de transports sont également variables. Informez-vous bien au préalable, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. Certains pays imposent notamment une quarantaine, exigent des certificats de vaccinations ou interdisent purement et simplement l’entrée de chatons de moins de trois mois sur leur territoire.

La vaccination généralement demandée partout est celle de la rage. Si vous ne l’avez pas faite faire, il est temps d’y procéder. Rares sont les pays qui ne l’exigent pas. Typhus, leucose peuvent aussi être réclamés par les autorités locales.

Un certificat de bonne santé

Ce sont les certificats sanitaires de transita Ils sont délivrés par le vétérinaire qui certifie sur document que votre chat ne présente pas les signes d’une maladie contagieuse et qu’il est à jour pour ses vaccins. Ce certificat, valable dix jours, est exigé pour entrer dans certains pays. Pour d’autres destinations, on exigera en outre la preuve qu’un traitement antiparasitaire, interne et/ou externe a été pratiqué sur l’animal et certains procéderont aussi à une visite sanitaire. Les lois s’appliquant ici ou là sont diverses et il est nécessaire de s’informer auprès des autorités compétentes ou de l’agence de voyage bien avant votre départ.

Le prix du trajet : combien ça coûte ?

Difficile, hormis dans les transports en commun, de faire voyager son animal gratuitement, En train, si votre chat n’excède pas six kilos, il vous en coûtera cinq euros. Pour l’avion et le bateau, tout dépend des compagnies. Renseignez-vous auprès de votre agence de voyage. Si votre animal est petit, il pourra rester en cabine avec vous.

Mais attention, généralement il sera obligé de voyager en soute (chauffée et pressurisée) pour l’avion ou dans le « chenil » d’un bateau, Sans compter que l’on peut vous imposer l’achat ou la location d’une caisse dont les normes sont particulières. Au total, c’est un investissement non négligeable.