Dans la ville kenyanne de Kisumu, au bord du lac Victoria, une tannerie qui a été créée en 2012 a pour principal objectif de lutter contre le gaspillage.

À Kisumu, nous avons plusieurs usines de filetage de poisson. Elles produisent près de 150 000 tonnes de déchets de poissons. 80 % de ces déchets est de la peau de poisson“, explique Newton Owino, tanneur.

Les fameuses peaux sont ainsi récupérées à vélo, puis recyclées en portefeuilles, chaussures, vestes…

Pour fabriquer ce cuir, il faut d’abord retirer les écailles, puis faire sécher les peaux et les tanner dans un tambour spécial. Ici, c’est un liquide à base de fruits locaux qui vient remplacer les produits chimiques. À la sortie : une matière moins odorante, plus douce et plus sombre. Le rendu final ressemble à du cuir de crocodile mais en beaucoup moins cher. “Si nous avons du poisson, pourquoi ne pourrions nous pas être fiers de notre poisson, l’utiliser plus économiquement et être fiers de ça“, estime un client.

Prochaine étape pour le tanneur : ouvrir une école afin d’encourager le développement de ce cuir.

 

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