Pour la première fois depuis 20 ans , la population canine est plus importante que la population féline au Royaume Uni.

25% des foyers britaniques possèdent un chien et d’après les statistiques publiées par l’association “ Pet Food manufactures”, il y a en 2014 près de  8,9 millions de chiens pour 7,9 millions de chats en Grande Bretagne.

Est ce dû au boom de l’internet , à un phénomène de mode ?

On constate ,en effet, un nombre croissant de races bien précises telles que le bouledogue Français , le Chihuahua et le Carlin . En même temps , ces types de chiens sont devenus les compagnons indispensables de nombreuses célébrités .

En étant constamment médiatisés dans des feuilletons ou spots publicitaires , ces races font le buzz et victimes de ce phénomène de mode. ” Si vous ne possédez pas un bouledogue Français ou un Chihuahua , vous êtes à la traîne”.

chihuahua

Internet a également rendu facile la vente et la livraison de chiots . En un clic , il n’a jamais été aussi facile d’acquérir un chien.

Ce e-commerce  a tellement pris d’ampleur que de nombreux organismes de bienfaisance du bien-être animal ont tiré la sonnette d’alarme. Ils dénoncent une certaine forme d’importation de chiots venant des pays de l’Est .

La demande de ces races est si importante que les éleveurs locaux ne peuvent pas satisfaire les désirs des futurs propriétaires. Aussi des milliers de chiots sont importés illégalement des pays comme la Lituanie ou la Hongrie avec le risque de propagation de maladies mortelles notamment la rage.

Il est vrai que les modifications des règles d’importation de chiens au Royaume Uni (2012) ont changé la donne .Munis de passeports pour animaux de compagnie et vaccinés , des “éleveurs peu scrupuleux” importent des dizaines de milliers de chiots issus de ces pays de l’Est.

Cependant les enquêteurs ont constaté que la plupart des ces chiots n’avaient pas la limite d’âge de 15 semaines fixé par la loi pour être importé et bien souvent les papiers ou certificats de vaccination sont faux.

Le drame réside dans le fait que de nombreux propriétaires , sans le savoir, acquièrent des animaux potentiellement porteurs de maladies virales dévastatrices.

Lorsque le chiot est malade , les propriétaires consultent un vétérinaire qui constate cette importation illégale et met en place une procédure de mise en quarantaine.

Les propriétaires ,en plus du prix de l’acquisition, doivent maintenant faire face à des frais de soins plus ceux de la mise en quarantaine ( jusqu’à plusieurs centaines de livres Sterling ).

Les centres de quarantaine,comme celui géré à l’aéroport de Heathrow , sont saturés depuis que la loi a été assouplie . Les races que l’on voit le plus dans ces centres sont comme par hasard ceux citées plus haut.

Cela peut entraîner de véritable drame familial ( chagrin des enfants ) avec risque de mortalité du chiot atteint .

De nombreux témoignages de personnes victimes de ce type d’expérience envahissent les forums ou sites dédiés au bien-être de l’animal.

Les futurs propriétaires ont tendance à faire leurs recherches sur Internet car c’est une option plus rapide et moins chère. En effet, un bouledogue Français,qui coûte entre 1500 -2000 livres auprès d’un éleveur enregistré,peut être acquis pour moins de 700 livres sur internet.

Mais est ce une bonne économie ? Selon Sharon Edwards, inspectrice au Centre quarantaine de Heathrow , ce n’est pas une bonne attitude et elle encourage vivement d’acheter ces futurs chiots auprès d’éleveurs enregistrés.

Elle déplore également des sanctions trop minimes à ses yeux face aux contrebandiers .

(Source: telegraph)

 

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