Installé dans le village de Malrevers, en Haute-Loire, Nicolas Toire a bien du mal à réaliser. Alors qu’il élève depuis 2011 un troupeau d’une quarantaine de vaches Salers et Ferrandaises sur l’exploitation qu’il a reprise en 2011, il vient de recevoir un document très officiel le sommant de retirer les cloches de ses vaches. Dans ce courrier d’un huissier de justice en date du  18 septembre 2017, l’agriculteur de 32 ans est informé que « le tintement de ces cloches occasionne une nuisance sonore importante, d’autant que votre troupeau reste au pré de jour comme de nuit ».

A la demande d’un couple de voisins, un procès-verbal a été dressé le 28 août dernier dans lequel il ressort que « la nuisance sonore relevée dépasse les normes environnementales ». En clair : les cloches de ses vaches font trop de bruit et sont une source de nuisance pour le voisinage. A défaut de retirer les cloches des vaches « sous vingt-quatre heures », Nicolas Toire s’expose à des poursuites judiciaires précise la sommation de l’huissier.

N’ayant pas l’intention de retirer les cloches de ses vaches, l’éleveur a décidé de lancer une pétition en ligne. « En d’autres temps et lieux, certains esprits chagrins voulaient faire taire le coq qui chante ou le clocher de l’église qui tinte etc… Nous voulons que les vaches gardent leurs cloches » peut-on lire dans la pétition qui, le 8 novembre,  avait recueilli plus de 300 signatures.

De leur côté les plaignants, un couple de vétérinaires, à peine plus âgés, ont lancé également une pétition. « Nous ne supportons plus d’entendre les cloches des vaches autour de la maison. L’été nous n’arrivons pas à dormir, les animaux se trouvent à une vingtaine de mètres au-dessus de la maison » expliquent les auteurs de la pétition. « Nous lui avons demandé gentiment de retirer les cloches et il nous a répondu de dormir les fenêtres fermées comme tous les habitants de Malrevers » poursuivent les voisins qui reprochent également à l’éleveur de mettre des cloches « alors que ce n’est pas dans les habitudes ici. C’est une tradition du Cantal qu’il a importée et qui gêne beaucoup de monde. Nous avons recueilli une cinquantaine de signatures dans le village ».

Pour l’heure les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre. En attendant, les cloches des vaches restent accrochées au cou des animaux.

 

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