requin-lezard

 

Il est peut-être temps de réévaluer notre relation avec les océans du monde. Après tout, que savons-nous vraiment de l’océan ? Environ 95 % des eaux restent à ce jour inexplorées.

Tenez, prenez ce requin par exemple. Repéré pour la première fois au 19e siècle, on ne dénombre aujourd’hui qu’une poignée d’observations. La dernière en date nous vient du Portugal. Il s’agit tout simplement de l’une des plus rares et des plus anciennes créatures de la planète.

Le requin à collerettes, ou à jabot, est un véritable « fossile vivant » ; les preuves de son existence remontent à au moins 80 millions d’années. Il y a quelques semaines, une équipe de chercheurs qui travaillaient sur un projet de l’Union européenne visant à « minimiser les captures non désirées dans la pêche commerciale », en observait un, vivant et prospère, au large des côtes du Portugal. De quoi en apprendre davantage sur la résilience de cette ancienne créature marine qui évoluait déjà au temps des dinosaures.

On l’appelle aussi le requin-lézard, requin frangé, requin festonné, requin à tunique ou requin à collerettes

Les scientifiques pensent en effet que ce requin est quasiment resté le même, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, depuis la période du Crétacé, lorsque le Tyrannosaurus Rex et le Tricératops parcouraient encore la planète. La créature, baptisée Chlamydoselachus anguineus, est sur le plan anatomique incroyablement simple et non évoluée (mais non moins effrayante), très probablement en raison du manque de nutriments disponibles en eau profonde. Son régime alimentaire serait en effet composé à environ 60 % de céphalopodes — une classe dans laquelle vous retrouverez les calmars et les poulpes.

Cet ancien poisson, qui évolue à des profondeurs situées entre 120 et 1 200 mètres, principalement au large des côtes japonaises, néo-zélandaises et australiennes, pourrait atteindre une longueur de deux mètres, estiment les chercheurs. Celui observé au large des côtes portugaises ne dépassait pas 1,5 mètre. Le requin présente également une gueule unique, avec une mâchoire dotée de 300 dents acérées alignées en 25 rangées, qui, selon le professeur Margarida Castro de l’Université de l’Algarve, sont spécialement conçues pour « piéger les calmars ». N’ayez crainte, il y a très peu de chance pour que vous vous retrouviez un jour face à ce monstre des temps anciens. Enfin, sait-on jamais.

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9 Commentaires

  1. je viens de regarder le reportage, près de 90% des eaux de notre planète sont inexplorés!!!! et nous pauvres peuples, on, file de l’argent pas possible pour “”””VISITER MARS!!!””””. triste