Les chasseurs américains sont de nouveau autorisés à importer les trophées d’éléphants, tués au Zimbabwe et en Zambie. En 2014, Barack Obama avait pourtant interdit l’importation de ces trophées provenant de certains pays d’Afrique.

L‘administration de Donald Trump doit faire face aux multiples critiques de la part des associations de défense des animaux. Cette décision est vue comme un “retour en arrière considérable” pour Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW – International Fund for Animal Welfare). Actuellement, précise t-elle, on estime à 25 000 voire 30 000 le nombre d’éléphants braconnés chaque année pour alimenter le commerce de l’ivoire”.

franceinfo : Cette décision risque-t-elle de favoriser le braconnage ?

Céline Sissler-Bienvenu : Cette décision est un retour en arrière considérable par rapport à ce qu’avait mis en place l’administration Obama pour assurer la conservation des éléphants, une espèce qui est déjà en déclin. Actuellement, on estime à 25 000 voire 30 000 le nombre d’éléphants braconnés chaque année pour alimenter le commerce de l’ivoire. Cette décision facilite la chasse aux éléphants et donc renforce le braconnage.

Les chasseurs américains sont-ils responsables de la mort de beaucoup d’éléphants ?

Il ne faut pas mélanger les choses. La chasse sportive est légale, après on peut se poser des questions d’ordre moral. Mais il est très difficile de savoir ce que représente le braconnage d’éléphants dans le cadre de la chasse sportive.

L’argument des Etats-Unis c’est de dire que l’argent récolté servira à la protection des animaux. Cela semble paradoxal…

C’est un argument qu’on entend très souvent venant de la part des chasseurs pour justifier cette chasse aux trophées, mais c’est assez paradoxal de considérer qu’il faille tuer une espèce en déclin pour assurer ou financer sa conservation.

“On estime à 25 000 voire 30 000 le nombre d’éléphants braconnés chaque année” Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux à franceinfo.

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