Le fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a publié mercredi 23 mai un rapport édifiant sur le commerce d’animaux sauvages dans quatre pays dont la France. En six semaines d’enquête, près de 5 400 annonces de ventes en ligne ont été recensées. Des ventes pourtant interdites.

Le fonds international pour la protection des animaux, l’IFAW, ne s’attendait sans doute pas à trouver autant d’animaux sauvages à vendre sur Internet en débutant son étude. Pendant six semaines, il a recensé près de 5 400 annonces dans 4 pays dont la France.

Des ventes d’animaux ou de parties d’animaux pourtant interdites, et qui concernent aussi des espèces en voie d’extinction, faisant peser de lourdes menaces sur elles.

46% des annonces concernent l’ivoire, mais on trouve de tout : des tortues, des serpents, des perroquets, des toucans… Dans 80% des cas, ce sont des animaux vivants. Preuve d’un engouement pour les nouveaux animaux de compagnie exotiques.

Mais il y a aussi beaucoup de cornes de rhinocéros, de dents de requin, ou encore de coraux. Plus surprenant, le fonds international pour la protection des animaux a même trouvé des annonces pour de grands mammifères comme des tigres ou des orangs-outans, en particulier pour des acheteurs russes.

 

L’association s’est aussi penchée sur le marché en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. Des pays pourtant signataires d’accords internationaux contre le commerce d’espèces protégées.

Ces ventes en ligne sont de la cybercriminalité, et sont donc passibles de poursuites. Mais il est difficile d’enquêter sur toute la toile pour trouver les responsables qui participent à l’extinction des derniers éléphants d’Afrique avec leur carte bleue.

L’association demande aussi aux sites Internet et aux réseaux sociaux de lutter plus efficacement contre le phénomène. De son côté, Ebay affirme avoir retiré 45 000 annonces en infraction avec le trafic des animaux sauvages en 2017.

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