Dans les allées de son verger, Laurent Avi surveille l’avancée de la floraison et garde un œil sur ses nouvelles ouvrières, des bataillons de centaines d’abeilles qui s’occupent de polliniser les fleurs de pommiers. Ces insectes, Laurent Avi les loue à une société spécialisée. Pour 1 000 euros par an, plus la peine de compter sur les abeilles sauvages. Une sécurité pour ce producteur : “Avec la nature, on a des aléas, qu’on essaye de contrer avec ce produit-là, explique-t-il, quitte à payer“.

Pas de ruche, pas de miel, mais une espèce hyper productive

Thibault Dancette connait bien ses insectes. C’est lui qui commercialise ces abeilles dites “solitaires”. Contrairement aux abeilles domestiques, ici, pas de ruche, pas de miel, et un rayon d’action beaucoup plus restreint.

 

Une espèce hyper productive, livrée chaque année pour une durée de vie de quelques semaines. “À la première fleur, on va apporter ces boites d’insectes qui vont immédiatement émerger, commencer à polliniser, et revenir nicher dans les abris que nous avons installés, et ces nichoirs vont être récupérés au moment de l’été“, explique le fondateur de la société Osmia.

En laboratoire, les cocons sont passés au crible, lavés, identifiés, et stockés en chambre froide. L’année prochaine, ces futures abeilles iront de nouveau polliniser les vergers. Une solution artificielle au déclin des abeilles, de plus en plus prisée par les agriculteurs.

 

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