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Le manque de connaissances des propriétaires est mis en cause par des vétérinaires.

 

Les animaux exotiques tels que les serpents et les amphibiens remportent de plus en plus de succès en Belgique et dans les autres pays européens. Malheureusement, cette mode n’est pas sans conséquences pour le bien-être de ces animaux.

En effet, 75 % des serpents et amphibiens achetés dans les animaleries par des particuliers trouveraient la mort dans les 12 mois qui suivent l’achat.

L’incompétence des acheteurs serait directement en cause. ” La plupart des gens sont compétents pour soigner des chiens et des chats, mais ce n’est pas du tout le cas pour les NAC (nouveaux animaux de compagnie, NdlR). Impossible également pour la grande majorité des gens de respecter les conditions souvent très particulières nécessaires pour assurer le bien-être d’animaux exotiques.

En effet, ces derniers posent plus de risques de zoonoses, les maladies transmissibles entre animal et humain, que les animaux familiers. C’est surtout le cas de la salmonelle. Enfin, les animaux exotiques qui s’évadent peuvent ensuite se multiplier dans la nature et par conséquent, déséquilibrer le faune du pays.” , déplore André Ménache, vétérinaire et vice-président de Véthique (Association vétérinaire pour le respect du bien-être animal).

Le point de vue d’André Ménache va à l’encontre de l’avis rendu récemment par Frank Pasmans et Tom Hellebuyck, deux professeurs à l’université de Gand. Ces derniers ont en effet estimé que la possession d’amphibiens et de reptiles était tout à fait comparable à celle d’un chien ou d’un chat. “Des études ont montré que les reptiles et amphibiens domestiques sont souvent maltraités non pas parce que leurs propriétaires les négligent volontairement ou n’en prennent pas soin, mais plutôt parce qu’ils ne savent pas comment bien s’en occuper. On trouve beaucoup d’informations contradictoires et de qualité variable sur Internet. Ça n’aide pas les propriétaires de ces nouveaux animaux de compagnie à se comporter de façon responsable. Il est important que ceux-ci puissent trouver des sources d’information fiables et crédibles”, estime Adèle Waters, rédactrice en chef de Veterinary Record, le magazine de l’Association vétérinaire britannique et auteure de recherches sur les NAC.

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